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par Gofamint

Enseignement du 28 mars 2013 donné par le Pasteur SOSSA T. Augustin

Le 28 mars 2013 dans 25 ieme Convention Nationale

pasteur SOSSA 1

INTRODUCTION

« Car celui qui me trouve a trouvé la vie, Et il obtient la faveur de l’Eternel » (Prov 8 : 35)

Le thème de cet ouvrage intitulé ‘’La Faveur Divine’’ est un thème simple et assez compréhensible. En effet, ‘’Faveur’’ se définit comme étant une bienveillance, protection, appui d’une personne influente. Autrement dit, c’est une considération, une préférence dont on jouit auprès de quelqu’un. ‘’Divin’’ veut simplement dire qui vient de Dieu, qui appartient ou est dû à Dieu. La faveur divine est donc la source première de la miséricorde et de la compassion que Dieu manifeste envers ses belles créatures et ses enfants d’alliance qu’il a adoptés au prix du précieux sang de son unique Fils (Ps 111 : 4b). Il délivra par le truchement de Moïse son serviteur, son peuple de la main du puissant Pharaon qui les avait réduits à la servitude et à la forme la plus rude de l’esclavage (Ps 111 : 9-10). Dieu par sa faveur, continue de racheter ceux qui sont vendus au péché, au monde et à Satan, le prince de ce monde : « …Mais moi je suis charnel, vendu au péché » (Rom 7 : 14). Nous sommes rachetés, non pas avec de l’argent ou de l’or, mais avec le sang précieux de Jésus. C’est cela la plus grande faveur que nous avons reçue de Dieu. Notre rachat de l’esclavage de la loi du péché est un produit de la faveur divine (Rom 7 : 24-25). C’est par la grâce de l’Eternel que nous avons la vie, ayant triomphé de la mort au moyen de notre foi en Jésus-Christ (Jean 5 : 24). La faveur divine est un élément déclencheur qui provoque une transformation radicale, changeant le négatif en positif et l’impossible en possible dans notre vie, foyer, église et nation. Rien n’a pu et ne pourra résister à la faveur de Dieu.

 

CHAPITRE PREMIER :

La faveur divine : sa signification

 

I-                   QU’EST-CE QUE LA FAVEUR DIVINE ?

Pourquoi cette question ? Pourrait-on se demander si on sait que les deux vocables qui se retrouvent dans le thème sont déjà expliqués dans l’introduction. Il est de notre devoir d’expliquer amplement le concept dans cette partie pour une meilleure compréhension du sujet.

Signalons avant tout que ‘’Faveur’’ est une définition de ‘’Grâce’’ qui signifie une faveur imméritée de Dieu. Le troisième vocable assimilable au mot faveur est ‘’miséricorde’’. Il y a donc une similitude entre ces trois termes : faveur, grâce et miséricorde. La faveur de Dieu est pleine de vie, de richesse et de gloire. « Et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ? (Rom 7 : 23).

Le regretté pasteur Ruben George, Fondateur de ‘’GOFAMINT’’ définissait la faveur de Dieu comme une disposition bienveillante de Dieu envers l’homme, une bénédiction que Dieu accorde à quelqu’un non pas à cause des œuvres, des mérites ou des privilèges mais par la pure grâce, un acte de générosité, quelque chose donnée en signe d’amour, d’affection ou en souvenir.

A partir de cette définition, et du passage précédemment lu, nous découvrons que la gloire de l’Eternel se révèle via sa faveur. Le diable ne peut pas saisir le mystère de la faveur divine parce qu’il ne peut comprendre comment Dieu nous aime en tant que pécheurs, comment Il nous acquitte de nos peines et accusations à travers la mort de son Fils unique. Examinons un peu ce que Dieu a déclaré à Moïse :

« …Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » (Rom 9 : 15-19).

Dès lors, la faveur divine dépasse donc ce que l’on puisse imaginer ou concevoir. Elle n’est pas le résultat de notre intelligence (qui est aussi un don de Dieu) ou de nos durs labeurs, mais un produit de la gracieuse manifestation de Dieu. Nombre de gens travaillent avec acharnement, mais arrivent à peine à joindre les deux bouts ou à exhiber un  fruit ou une réalisation issue de leurs travaux, tandis que d’autres s’efforcent moins et vivent dans l’aisance ou du moins arrivent à subvenir à leurs besoins fondamentaux. D’autres encore triment à longueur de journée sous la pluie et le soleil sans le moindre succès significatif. Beaucoup ont de grands diplômes et qualifications mais ils n’ont pas cessé d’écrire ‘’J’ai l’honneur’’ aux DG ou PDG des entreprises et sociétés, tandis que les moins nantis de qualifications exercent des fonctions assez lucratives (Ps 127 : 2). Le roi Salomon dira à ce sujet :

« J’ai vu encore sous le soleil que la course n’est point aux argiles ni la guerre aux vaillants, ni le pain aux sages, ni la richesse aux intelligents, ni la faveur aux savants ; tout dépend pour eux du temps et des circonstances » (Eccl 9 : 11)

Par ailleurs, alors que certains dépensent toute leur fortune pour la guérison d’une maladie en faisant appel aux spécialistes de la médecine traditionnelle, moderne ou chinoise, d’autres obtiennent la guérison de la même maladie par une simple touche divine au moyen de l’imposition des mains (la prière) ou un acte de foi (Marc 1 : 30-31). « Et Jésus lui dit : va, ta foi t’a sauvé » (Guérison de Bartimé à Jéricho- Marc 10 : 52).

« Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie ; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit » (Actes 28 : 8)

Nous pouvons retrouver dans ce lot la femme guérie d’une perte de sang après avoir touché avec foi le vêtement de Jésus sans oublier la guérison de la fille de la femme Cananéenne (Marc 7 : 25-30).

La faveur divine ne s’obtient pas par les œuvres ou un mérite ni parce qu’on est malin, astucieux ou très sage. Comme elle est bien définie, c’est une faveur imméritée, une grâce infinie, une aimable bonté de Dieu accordée au prix du sacrifice expiatoire de Christ sur la croix de Golgotha.

II-                DES MODELES DE LA FAVEUR DIVINE

Il y a une panoplie de gens ayant été des vases de la faveur de Dieu en leur temps. Ils furent individuellement choisis au milieu de leur génération à la grande jalousie de tous leurs congénères. Nous allons tirer leçon de l’expérience de ces hommes et femmes pour mieux apprécier la faveur de Dieu dans notre vie et savoir une fois de plus que nous ne méritons rien de bon sur cette terre si ce n’est par la grâce de Dieu que nous avons tout. Et comme vous lisez ce livre, les merveilles et les miracles dont ceux-ci ont été récipiendaires s’accompliront dans votre vie si vous avez la foi et persévérez dans la prière.

« En sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses » (Heb 6 : 12).

A-    Le patriarche Noé

« L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. Et l’Eternel dit : j’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel » (Gen 6 : 5-8)

Noé a vécu à une époque terrible, dans une géographie pervertie par toutes sortes de crimes. Le mal avait atteint son pic au point que le Créateur avait même regretté d’avoir créé l’espèce humaine. Tout le monde était destiné à la destruction par l’ardent courroux du Tout-Puissant Dieu. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel. La faveur divine le localisa et le protégea, lui et sa famille, de l’inéluctable destruction. Il y a beaucoup de dangers, de kidnappings, de malheurs qui font le quotidien des hommes dans ce monde éphémère, mais le Dieu  de miséricorde nous en délivrera tous par sa faveur. Comme les eaux du déluge ont élevé Noé en son temps, ainsi la faveur divine nous élèvera-t-elle au-dessus des eaux de la confusion et du manquement.

L’arche de Noé symbolise aujourd’hui notre salut. Tel Dieu a sauvé Noé et sa famille, tel nous et nos familles seront sauvés par le truchement de la faveur divine.

B-    Rahab, la prostituée

L’histoire biblique dans Josué 2 nous dit comment cette prostituée a logé chez elle les deux hommes envoyés par Josué pour espionner la ville de Jéricho avant sa destruction. Bien que le roi envoyât des inspecteurs pour faire une perquisition dans sa maison, elle ne fut guère effrayée, mais elle cacha les espions et leur prêta main forte dans leur mission. Qu’il vous souvienne que les espions n’ont pas été reçus par un ‘’saint’’ mais une prostituée, considérée comme une bannie de la société. Peu importe comme votre vie ou celle de votre mari, votre femme ou vos enfants est mauvaise et apparemment irrécupérable ; peu importe comme votre situation est d’une gravité extrême ; en cette saison des transformations, la faveur divine provoquera une complète métamorphose en vous et autour de vous.

La suite de l’histoire nous dit que Dieu détruisit plus tard la ville de Jéricho en se servant de Josué et du brave peuple d’Israël. Mais la vie de Rahab et celle de toute sa famille fut épargnée. Le cordon de fil cramoisi à la fenêtre symbolise le sang de Jésus-Christ versé sur la méprisable croix pour nos péchés (Jos.2 : 18 ; Jean 19 : 34).

« Josué dit aux deux hommes qui avaient exploré le pays : entrez dans la maison de la femme prostituée, et faites-en sortir cette femme et tous ceux qui lui appartiennent, comme vous le lui avez juré (…) Josué laissa la vie à Rahab la prostituée, à la maison de son père, et à tous ceux qui lui appartenaient ; elle a habité au milieu d’Israël jusqu’à ce jour, parce qu’elle avait caché les messagers que Josué avait envoyés pour explorer Jéricho » (Jos. 6 : 22-25)

La faveur de Dieu est grande. Imaginez Dieu sauver une prostituée avec toute sa famille. Le salut est à votre porte, la faveur divine est prête à faire irruption chez vous comme elle amena le salut dans la maison de Zachée (Luc 19 : 5, 9). Rendez-vous disponible et vous connaîtrez un changement positif. Quoi qu’il arrive, puisque la faveur divine nous a déjà localisés, aucun malheur ne nous arrivera, ni à nous ni aux membres de notre famille et de notre Eglise. L’Eternel qui a sauvé Noé du déluge et Rahab de la destruction de Jéricho nous préservera de tout mal et de toute arme destructrice de l’ennemi forgée contre nous. (Es 54 : 17)

« Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L’Eternel est celui qui te garde. L’Eternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera, ni la lune pendant la nuit. L’Eternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme ; l’Eternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais » (Ps 121 : 4-8).

La faveur de Dieu n’a pas seulement sauvé Rahab, mais elle l’a aussi élevé en gloire puisqu’elle s’est convertie par la suite et s’est jointe permanemment au peuple de Dieu, faisant désormais partie de la lignée biologique de Jésus-Christ, notre Sauveur.

C-    Le roi David

Dernier parmi les huit (8) enfants de son père, il fut oublié par sa famille. Son nom fut mentionné pour la première fois lorsque Dieu cherchait un remplaçant pour le roi Saül, roi d’Israël (1Sam 16 : 1).

En effet, Dieu envoya le prophète Samuel pour oindre celui qu’Il avait choisi pour être roi parmi les enfants d’Isaï. C’est ainsi que le choix divin, contre toute attente, porta sur le petit David qui à l’époque errait dans la brousse derrière les brebis de son père.

Faire d’un berger de brebis un roi pour diriger les hommes, seule la faveur de Dieu a la capacité de réaliser une telle chose extraordinaire. Si l’onction de l’élévation divine se positionne sur vous, vous n’aurez pas besoin d’être un politique avéré ou expérimenté avant de gouverner ou un extra-nanti de diplômes avant d’occuper des postes hautement privilégiés. Nous avons pour  preuve certains élus du peuple, qui siègent à l’hémicycle et votent des lois importantes pour la destinée de nos nations alors qu’ils sont à peine instruits ou ont très peu de qualifications. David était le dernier de ses frères mais il fut choisi non pas parce qu’il valait mieux que les autres mais à cause de la faveur divine. Voici ce qu’il déclare dans les Psaumes : ‘’Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché’’ (Ps 51 : 7). La raison de son choix n’est donc pas un mérite ou le bénéfice de sa justice, mais elle se retrouve dans cette déclaration :

« Heureux celui que tu choisis et que tu admets  en ta présence, pour qu’il habite dans tes parvis ! Nous nous rassasierons du bonheur de ta maison, de la sainteté de ton temple » (Ps 65 : 5)

De façon inopinée, beaucoup d’entre nous seront promus pour occuper des postes d’honneur, car c’est la grâce de l’Eternel qui l’accomplira bientôt et très bientôt (Ps 113 : 7-8).

D-    La femme Cananéenne

« (…) Mais elle vint se prosterner devant lui disant : Seigneur, secours moi ! Il répondit : il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et à l’heure même, sa fille fut guérie » (Math 15 : 21-28)

Comme vous pouvez le constater dans le passage, la femme savait qu’elle ne méritait pas ce qu’elle demandait (la guérison de sa fille), mais elle reconnaissait aussi avec foi que la faveur divine pouvait changer sa situation et lui accorder sa doléance ; ce qui fut effectif. La santé, le succès, la promotion, la fécondité et toutes autres choses que vous ne méritez pas seront votre partage par la faveur de Dieu. Même si vous êtes d’une foi minuscule, le Dieu des grâces infinies vous donnera la victoire sur les problèmes de longues dates et vous marcherez de victoire en victoire (Rom 8 : 37).

E-     Joseph

La faveur de l’Eternel est cette grâce qui rachète ceux qui ont été livrés ou vendus en esclavage comme Joseph. La chaleur fraternelle dont vous jouissez présentement dans votre famille n’est certainement pas une garantie de votre sécurité absolue parmi vos frères et sœurs, si ce n’est pas la main puissante de Dieu qui vous protège.

Les frères de Joseph n’ont jamais voulu de son évolution ou de ce que le rêve de sa vie se réalise comme c’est peut-être votre cas. Ils nourrissaient à son encontre une jalousie mêlée de haine injustifiée, qui les a finalement poussés à le vendre comme esclave. Le processus de sa livraison comme une marchandise a suivi certaines étapes dont voici le schéma du déroulement :

Primo, il fut dépouillé par ses frères pleins de haine et de méchanceté (Gen 37 : 23). Cet acte est assimilable à celui dont notre Seigneur Jésus-Christ a été victime avant et après sa crucifixion (Math 27 : 27-31 ; Marc 15 : 24).

Secundo, Joseph fut jeté dans une citerne vide. C’est dire qu’ils l’auraient ainsi achevé par noyade s’il y avait de l’eau dans la citerne. Mais toutes ces étapes suivies constituaient en réalité un tremplin pour la réalisation du plan de Dieu pour lui. Le psalmiste nous dira ce qui suit :

« Ils m’ont assez opprimé dès ma jeunesse, qu’Israël le dise ! Ils m’ont assez opprimé dès ma jeunesse, mais ils ne m’ont pas vaincu » (Ps 129 : 1-2).

Tertio, Juda l’un d’entre ses frères a suggéré qu’il soit vendu sinon sa mort ne serait d’aucun profit pour eux. (Gen 37 : 27-28). C’est ainsi que Joseph fut vendu aux marchands Madianites qui étaient de passage, à 20 sicles d’argent (V. 28b). Notre Sauveur fut aussi vendu par Judas Iscariote qui voulait plutôt tirer profit de sa mort (Math 26 : 14-16). Mais Jésus fut vendu un peu plus cher que Joseph c’est-à-dire à 30 pièces d’argent contre 20 sicles d’argent pour Joseph. Tout ceci nous révèle la véracité des propos de Jésus qui stipulent : «  L’homme aura pour ennemi les gens de sa maison » (Math 10 : 36), pour signifier que le danger n’est pas loin de nous mais juste à côte de nous. Joseph fut vendu par ses propres frères aînés tandis que Jésus fut trahi et livré par un des disciples les plus proches de lui avec qui il était toujours ensemble comme un frère.

Quarto, les Madianites à leur tour l’ont revendu à Potiphar en Egypte (Gen 37 : 36 ; 39 : 1) où ses descendants serviront plus tard comme esclaves sous le règne des Pharaons pendant de longues années (Gen 46 : 1-3 ; 27).

Nous découvrons que toutes les tentatives des frères de Joseph pour scandaliser ou entraver son rêve de domination sur eux s’étaient avérées vaines et infructueuses ou du moins transformées en stratégies utilisée par Dieu pour réaliser son dessein. Par la faveur divine, Joseph, un esclave en Egypte devint premier ministre de Pharaon, investi d’autorité pour diriger tout le pays (Gen 41 : 41-44). Cependant l’aspect le plus important qu’il ne faut pas occulter est que Joseph a dû dire Non au péché à un moment où la tentation était grande avant de bénéficier d’une telle faveur de Dieu. Notre devoir de mener une vie de sainteté et de défense des valeurs morales chrétiennes est donc indispensable pour secouer la main de miséricorde de Dieu.

La liste de ces hommes et femmes qui ont été bénéficiaires de la faveur de Dieu dans le récit biblique n’est pas exhaustive. Le temps nous fera défaut pour parler de Daniel et ses compagnons intrépides, d’Esther la reine patriote, de Dorcas la philanthrope ressuscitée, de Mardochée le courageux etc.

III-             LA DESOBEISSANCE D’ADAM ET EVE

De toutes générations et depuis la nuit des temps, l’histoire des humains a toujours été celle du péché de la désobéissance, de l’insoumission et de la rébellion. Dieu n’a jamais rien créé pour nuire à l’homme ni prévu la mort dans son plan pour les hommes qu’Il a créés. Dans son agenda, il y a un temps pour tout et Il fait toute chose bonne et parfaite en son temps. Le temps prévu pour la consommation de l’arbre de connaissance n’était pas encore venu lorsqu’Adam et Eve, trompés par le Malin s’étaient précipités pour consommer son fruit. C’est alors le point de départ de l’égarement de la race humaine et de sa destruction à petits coups. L’arbre qui devait leur procurer la vie et la satisfaction est ainsi devenu un poison pour eux, bien que Dieu n’eût guère prévu la mort ni pour eux ni pour un quelconque pécheur. « Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l’Eternel. Convertissez-vous donc et vivez » (EZ 18 : 32).

Dès lors, la désobéissance entremêlée avec l’impatience continue de porter un coup dur à l’existence humaine sur tous les plans. Evoquons aussi à ce niveau l’usurpation de rôle de Saül. Au lieu d’attendre Samuel, poussé par la peur et l’impatience, Saül exerça en tant que le roi la fonction qui était exclusivement réservée aux prophètes, attirant ainsi sur lui-même la colère de Dieu (1Sam 13 : 7-14).

Dieu a créé l’homme comme un être de volonté et de choix. Il ne nous a pas destinés à la mort mais nous faisons souvent et bien malheureusement le choix de la mort à l’instar de nos prédécesseurs : Adam et Eve. Nous choisissons  parfois d’emprunter le sentier de l’enfer à cause de nos péchés, alors que c’est un lieu réservé à Satan et aux anges déchus qui collaborent avec lui. Choisissons aujourd’hui de suivre la voie de la justice et de l’obéissance à Dieu et à ses principes et sa grâce coulera comme un flot en nous et autour de nous.

IV-             NOE ET SA MAISON : VASES DE PROTECTION DIVINE

 

A-    Un cri d’avertissement divin

A l’époque de Noé comme de nos jours, le mal s’était accru et évoluait à une vitesse illimitée. Le meurtre, le vol, la fornication, l’animosité, l’homosexualité et tout autre vice que l’on puisse nommer sur la terre était le quotidien des hommes qui avaient normalisé l’injustice et banni la piété et la droiture. La génération de Noé n’avait cependant rien de pire que celle du monde actuel en matière de culpabilité. Le présent monde admet des choses horribles ; il commet à la limite du pensable des atrocités jamais mentionnées dans l’histoire de l’humanité et ayant perdu toute notion de pudeur et d’éthique, légifère même pour le mariage gay et le maintien ou la pérennisation des régimes dictatoriaux au travers d’une tuerie sans précédente.

Dans cette atmosphère lugubre minée par le crime, Dieu regretta d’avoir créé l’homme : « L’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé dans son cœur » (Gen 6 : 6).

Mais la bonne nouvelle pour nous les humains à cette époque est que l’un des nôtres fut ciblé par la grâce de Dieu : « Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel » (V.8). Noé fut alors le seul bénéficiaire de la grâce divine, un peu comme le déclarait l’Ecclésiaste dans le verset 28 du 7ième chapitre de son livre : J’ai trouvé UN homme entre mille.

La grâce de Dieu bafouée et méprisée par les hommes dans le jardin d’Eden s’est mise  encore à leur recherche pour les racheter, pendant qu’ils s’enlisaient davantage dans le gouffre du crime. Dieu mit sur orbite son plan de faveur en suscitant Noé comme un héraut pour annoncer la repentance et le péril aux habitants de la terre, exactement comme les messages courent la rue aujourd’hui pour annoncer au monde l’évangile du salut et de la vie éternelle en Jésus-Christ. (Gen 6 : 11-13).

Nul n’a voulu croire au message de Noé, mais plutôt étaient-ils remplis d’incrédulité, d’orgueil et de violence. « Fais-toi une arche de bois… ». Tel fut l’ordre de Dieu adressé à Noé dans Genèse 6 : 14, car voulait-il exterminer toute la terre : « Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra. »

Dieu accorda néanmoins une chance aux hommes, celle de rentrer dans l’arche construite par Noé sur ordre divin en suivant l’appel au salut de ce dernier (Ez 3 : 17-19). Noé ayant reçu la grâce de Dieu, s’était acquitté de son devoir d’avertir le peuple et de construire l’arche qui pouvait les contenir (Gen 6 : 22). Mais les hommes refusèrent de s’embarquer dans ce plan de faveur divine ; ils rejetèrent ce don de salut gratuit. C’est à même croire qu’en cet instant, les animaux de Noé étaient plus sages que les hommes, car étaient-ils rentrés dans l’arche bien que ces bêtes soient par nature difficile à dompter (Gen 6 : 19-20).

Puisque Noé fut trouvé obéissant, voici l’alliance favorable que Dieu a contractée avec lui :

« Mais j’établirai mon alliance avec toi ; tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi » (Gen 6 : 18)

Si vous n’endurcissez pas votre cœur au message de repentance, cette même alliance s’accomplira sur vous et votre famille comme vous rentrerez dans l’arche du salut éternel (Actes 16 : 31).

B-    Noé et les siens sauvés du déluge

Voici la définition que nous propose le regretté l’évangéliste Richard AKAPO pour la ‘’Faveur ‘’: « La faveur est un acte de bonté et de grâce, un privilège accordé à quelqu’un ou à quelque chose, une tendance à approuver l’autre, le sentiment d’être regardé favorablement ».

Noé et sa famille expérimentèrent la faveur divine dans tous les détails énumérés par cette définition explicite. Ils furent seuls à rentrer dans l’arche et à échapper au déluge  (Gen 7 :7 ; 7 : 13).

L’arche que Dieu a demandé à Noé de construire dans Genèse 6 : 14 pour sauver les hommes représente pour nous aujourd’hui le Seigneur Jésus-Christ envoyé par Dieu pour sauver l’humanité. Il est celui en qui nous cherchons refuge pour nous mettre à l’abri des dangers et du jugement de Dieu.

« C’est par la foi que Noé divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi » (Heb 11 : 7).

Dans son appel à la foi en Jésus-Christ pour l’obtention de la divine faveur du salut, l’apôtre Paul disait : « …Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16 : 31). C’est pour dire en d’autres termes que nous garantissons au moins le salut physique à notre famille par notre foi en Jésus, même s’il faudra que celle-ci reçoive le Seigneur Jésus-Christ elle-même avant d’obtenir le salut qui mène à la vie éternelle. Le privilège accordé à tous les êtres vivants d’être sauvés se trouve dans Genèse 6 : 19

« De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle ».

La mention de l’acte ‘’d’entrer’’ faite ici rejoint la gracieuse invitation de la faveur divine dans sa définition fondamentale au travers de toute l’Ecriture jusqu’aux tout derniers passages (Apoc 22 : 17). Cette invitation à prendre l’eau de vie gratuitement s’adresse à tous les hommes sans distinction de sexe, de race et de background socio-culturel.  L’appel de Dieu à l’époque de Noé fut une proposition faite aux hommes pour :

Profiter de la disposition prise par Dieu pour la conservation de toute espèce vivant sur la terre.

Echapper à la condamnation et à la destruction qui était imminente en rentrant dans l’arche de Noé.

Comme tous les hommes étaient invités à rentrer dans l’arche, ainsi sont-ils aussi appelés aujourd’hui à accepter Christ comme Seigneur et Sauveur personnel pour le salut de leurs âmes (Esaïe 55 : 1-2).

Qu’il nous souvienne que si Noé, sa famille et ses bêtes étaient rentrés dans l’arche avant l’arrivée du déluge (Gen 7 : 10), c’est ainsi que les élus de Dieu seront déjà dans les airs avec Christ (symbole de l’arche envoyée par Dieu pour sauver le monde) avant que le feu et le souffre ne commencent à pleuvoir comme la Bible l’a prédit (2Pie 3 : 5-7 ; 1Thess 4 : 16-17).

En résumé, nous percevons l’entrer de Noé et sa famille dans l’arche sous trois angles :

  • Primo, l’avertissement donné aux populations d’alors est comparable à celui que nous retrouvons dans le Nouveau Testament (Confère Math 24 : 37-39 ; Luc 17 : 26-27).
  • Secundo, Noé est lui-même le prototype ou l’illustration du principe de la foi qui sauve (Heb 11 : 7)
  • Tertio, le déluge préfigure le baptême d’eau (1Pie 3 : 19-21)

Somme toute, huit (8) personnes au total furent sauvées du déluge à savoir : Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux (Gen 7 : 13)

Mais quelle conduite ceux-ci ont-ils tenu par la suite ? La nouvelle génération d’homme ayant Noé et sa famille comme base nucléaire comblera-t-elle les attentes de Dieu relatives à la justice, la piété et l’adoration authentique ? Bref, feront-ils mieux que les autres ?

C-    Une faveur divine mal gérée

A la fin du déluge, Noé et sa famille sortirent de l’arche. Il commença à cultiver la terre en plantant de la vigne comme c’est la traditionnelle activité d’alors (Gen 9 : 18-20)

Voici Noé qui jadis était jugé digne, but du vin, s’enivra et fit découvrir sa nudité au milieu de sa tente (Gen 9 : 21). C’est là le début d’un autre épisode meublé de toute sorte de problème, de chagrin et de malédiction.

« Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père (…) Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit : Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères » (Gen 9 : 22-25).

Dans les versets suivants (V. 26-27), Noé bénit par contre les deux autres frères : Sem et Japhet.

Dieu va-t-Il pour autant cesser de répandre sa grâce sur les humains ? Non. Dans son éternel souci de pérenniser sa faveur sur le genre humain, Dieu bénira par la suite Abram, descendant de Sem, fils aîné de Noé et il deviendra plus tard Abraham, le père d’une multitude. Cependant, la postérité du patriarche Abraham se rendra elle aussi coupable devant Dieu qui les conduira en captivité en Egypte. Du nombre de soixante et six (66) à rentrer en Egypte, ils serviront les pharaons comme esclaves et leur nombre se multipliera avec le temps (Gen 46 : 1-3, 26)