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par Gofamint

LES DECHUS DE LA GRÂCE DE DIEU

Le 14 avril 2017 dans Non classé

MEF-Photo.jpgCHAPITRE DEUXIEME : LES DECHUS DE LA GRÂCE DE DIEU.

Les luttes qui ont conduit à la formation des églises protestantes au XVI ième  siècle n’avaient pas pour but de créer une nouvelle Eglise mais de la refondre afin qu’elle redevienne celle de Dieu. Que demandaient les protestants et que reprochaient-ils à l’Eglise catholique romaine? Il fallait qu’elle change en son sein parce qu’elle était corrompue. Pour la construction de la basilique Saint-Pierre à Rome, l’Eglise exigeait des indulgences c’est-à-dire, acheter le salut au moyen de l’argent. Elle disait aux gens que plus tu donnes de l’argent plus ton âme va monter au ciel. Cette attitude est scandaleuse parce qu’elle exclut les pauvres du salut. Or, Dieu est pour tous et non pour quelques privilégiés. Personne ne pouvait occuper un poste important sans être cousin ou ami des grands de l’Eglise. C’est aussi un scandale parce que Dieu veut être servi à partir des dons de chacun et non par corruption. Marie, les Saints et autres objets comme les statues servaient d’intermédiaires entre Dieu et les hommes pour la prière et le pardon des péchés. C’est aussi un scandale parce que la Parole de Dieu nous enseigne qu’il n’y a qu’un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ (Act 4 : 12 ; I Tim 2: 5). Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Grave encore, on enseignait que l’homme pouvait se sauver par ses propres efforts. Ce qui est un scandale aussi parce que l’homme devenait une sorte d’idole. La lecture de la Bible était interdite au peuple de l’Eglise. Les protestants exigeaient le changement fondé sur trois principes bibliques : le salut par grâce, la foi et les Ecritures. L’épître de Paul aux Romains nous apprend que l’homme ne peut pas se sauver parce qu’il est devenu l’esclave du péché qui lui propose la mort au lieu de la vie éternelle. Par le péché d’Adam tous les hommes sont devenus pécheurs et par conséquent candidats à la mort sans fin. Ils sont corrompus par le péché et privés de la gloire de Dieu. En se privant  de la gloire de Dieu, ils se sont automatiquement privés de la grâce de Dieu. La grâce de Dieu remplace l’homme dans le péché et lui restaure la gloire de Dieu qu’il a perdu à cause du péché originel qui lui a apporté toutes formes de condamnations, de maladies, des malédictions et finalement la mort physique. Voilà pourquoi, Dieu dira à Adam qu’il retournera à la poussière d’où il a été tiré. Le péché nous fait retourner à la poussière alors que la grâce nous restaure la gloire perdue.

Définition.

Déchoir de quelque chose, c’est perdre tous les privilèges liés à la chose. Déchoir de la grâce, c’est donc perdre tous privilèges attachés à la grâce.

Nous pouvons tenter de justifier la perte de la grâce de Dieu en trois différents points :

Le péché- le légalisme- l’incrédulité

1-    Le péché. (Rom 6 : 1)

« Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? »

1-1) Le péché, son origine.

Au commencement, Dieu avait créé l’homme à son image, dans la justice et une vraie sainteté; il était bon et droit. Néanmoins, à l’instigation du serpent et par sa propre faute, il s’est détourné de cette bonté et de cette droiture originelles, il s’est assujetti au péché, à la mort et à divers maux; et tel qu’il est devenu par sa faute, tels sont tous ceux qui sont issus de lui — asservis, eux aussi, au péché, à la mort et privés de la grâce de Dieu.

1-2)        Le péché, son influence.

Le péché est la force du mal qui coupe la communication entre l’homme et Dieu. Celui-ci parle, mais l’homme reste sourd et rebelle. Plus nous laissons libre cours au péché qui nous obsède, plus son emprise sur nous est grande. C’est un cancer qui se répand à travers tout le corps, entachant nos pensées et nos actions. Sa puissance morbide entraîne la destruction dans tous les aspects de nos vies, que ce soit notre marche avec Christ, nos relations avec les autres ou tout ce qui nous entoure.

1-3)        Le péché, son immortalité.

Le péché ne meurt jamais de lui-même. S’il n’est pas arraché et détruit, il s’attache au pécheur et s’empare de son âme. En premier lieu, il a un effet sur sa conscience en lui faisant perdre tout discernement. La différence entre le bien et le mal devient floue. Puis, la voix du péché se fait entendre à ses oreilles. Petit à petit, il tente de justifier ses convoitises, jusqu’à lui montrer des passages des Écritures pour les appuyer. Enfin, le pécheur s’endurcit face aux prédications, et ne répond plus à la conviction du Saint-Esprit. Conséquence : il perd la grâce de Dieu et s’expose au juste jugement de Dieu.

1-4)        Quelques exemples de gens déchus de la grâce par le péché.

ü Adam et Eve

En désobéissant à l’ordre que Dieu leur avait lui-même donné,  Adam et Eve ont perdu la grâce de Dieu. En conséquence, ils furent chassés du jardin d’Eden, le paradis de Dieu sur terre pour une terre maudite produisant en grande partie des épines et des ronces en lieu et place de la nourriture et du verger. (Gén 3 : 23), leur communion avec Dieu fut interrompue. La désobéissance les fit quitter la terre de grâce pour celle de disgrâce. Ils devaient alors se donner beaucoup de peine pour avoir ne serait-ce qu’un peu de nourriture.

ü Caïn

Caïn méprisa l’avertissement de Dieu et donna la mort à Abel, son frère. En conséquence, Caïn perdit la grâce de Dieu. Il fut maudit par Dieu et par la terre qui lui refusera ses fruits (Gn 4, 11-12),  Il habitera dans le désert. Son crime changea profondément le cadre de vie de l’homme. La terre, qui était le « jardin d’Eden » (Gn 2, 15), lieu d’abondance, d’amitié avec Dieu, devint le lieu de la « misère », de la solitude et de l’éloignement de Dieu. Caïn sera « un errant parcourant la terre » (Gn 4, 14) : l’incertitude et l’instabilité l’accompagneront sans cesse.

ü Les habitants de Sodome et Gomorrhe.

Les villes de Sodome et Gomorrhe furent détruites parce qu’à un moment donné Dieu n’arrivait plus à supporter tous les cris qui s’élevaient de la terre contre elles car grand était leur crime. En plus d’être des homosexuels, ils étaient des meurtriers qui violentaient même les étrangers. Ils mirent le comble à leur péché en allant jusqu’à agresser des anges de Dieu. Mais quoiqu’Abraham ait imploré la grâce de Dieu en leur faveur, il ne put sauver que Lot, le seul juste parmi eux tous. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient épuisé la patience de Dieu et donc ne pouvaient plus bénéficier de sa grâce (Gén 18 : 20-32 ; 19 : 9-25).

ü Les fils d’Aaron.

Les fils d’Aaron n’eurent pas le temps de se repentir puisqu’ils furent consumés vivants lorsqu’ils apportèrent un feu étranger sur l’autel de l’éternel. Il n’y eut pas de grâce pour eux (Lév 10 : 1-2).

ü L’homme qui ramassait du bois le jour du sabbat.

Un des enfants d’Israël fut trouvé ramassant du bois un jour de sabbat. Il fut conduit auprès de Moïse et du peuple mais ne sachant quelle peine lui infliger, ils le mirent en prison attendant de Dieu le verdict. Mais le verdict de Dieu fut sans grâce, Il exigea qu’on le lapide à mort (Nomb 15 : 32-36).

ü Koré, Dathan et Abiram

En protestant contre Moïse et en s’insurgeant contre son leadership, ces hommes perdirent la grâce d’aller sur la terre promise et en un même jour, ils furent engloutis vivants, eux et leurs familles (Nomb 16 : 1-3, 27-33).

ü Acan

Acan commit une infidélité qui le fit déchoir de la grâce de Dieu. Il alla voler parmi les choses qui furent dévouées par interdit. Sa faute entraina la colère de Dieu contre les enfants d’Israël qui éprouvèrent une grande défaite devant la petite ville d’Aï. Mais bien qu’il ait confessé sa faute, son jugement fut sans grâce. Il en paya le prix fort. Dieu le fit périr, lui et toute sa famille ( Jos 6 : 18-19 ; 7 : 1, 24-26).

ü Guéhazi

Guéhazi, serviteur d’Elisée a perdu la grâce de succéder à son maître à cause de sa convoitise des biens matériels. Il alla rencontrer Naama, le lépreux que son maître venait de congédier dans l’intention de lui prendre une partie des présents que son maître venait de refuser. Malheureusement pour lui, l’histoire ne se termina pas comme il le prévoyait. En plus d’être déchu de sa position de prophète, lui et sa descendance héritèrent de la lèpre de Naama (II Rois 5 : 15-27).

ü Balaam

Balaam joua à un jeu dangereux qui finalement tourna à sa disgrâce. Bien que connaissant la réponse de Dieu au sujet de la demande que lui faisait Balak, roi de Moab, il essaya de le faire changer d’avis car voulait-il bénéficier des faveurs du roi Balak, des faveurs d’un roi du monde. Il faut faire ce que Dieu nous demande de faire, surtout quand nous avons reçu une réponse claire de sa part. Balaam suivit son coeur, ses désirs, sa chair au lieu d’obéir à Dieu. Ce qui mit Dieu en colère et Il faillit le tuer (Nomb 22 : 33). Mais la mort que Dieu avait projetée sur Balaam n’était que différée. Lors de la conquête de la terre promise, “les enfants d’Israël firent périr par l’épée le devin Balaam, fils de Beor” (Josué 13:22). Par sa désobéissance, il perdit à la fois sa grâce de prophète et celle de vivre.

ü Salomon

La Bible relate, l’histoire d’un homme à qui Dieu a tout donné pour réussir sa vie : une intelligence hors du commun, une érudition des plus étendues, une sagesse dont la renommée est, encore aujourd’hui, connue dans le monde entier, la richesse la plus colossale que l’on puisse imaginer, la possibilité de s’offrir tout ce qu’il désirait…  mais qui abandonna Dieu pour les idoles.

Oui, en effet, Salomon avait tout pour réussir sa vie. Tous les critères, généralement admis comme étant les marques de la réussite, il les possédait : l’argent, la renommée, la gloire, les chars et les chevaux, les palaces, les bijoux, l’amour, la connaissance, les plaisirs, le pouvoir… mais au soir de sa vie, il manqua d’une chose, la grâce surabondante de Dieu. Et pourquoi manqua t-il cela? Parce qu’il avait détourné son cœur de l’Eternel » (1 Rois 11.9). Il avait rompu sa communion avec Dieu, et rien ne pouvait remplir ce vide créé par l’absence de Dieu.

ü Judas Iscariote.

Judas, un des douze disciples de Jésus chuta irrémédiablement dans le péché. Pour trente pièces d’argent seulement, il vendit son maître, Jésus (Matt 26 : 14-16). Plus tard, il voulut se racheter en allant remettre les sous pour que Jésus soit relâché mais c’était trop tard. Alors, rempli de remords, il alla se pendre et sa place parmi les douze fut donnée à un autre (Act 1 : 20). En plus de perdre la grâce d’être au nombre des douze qui seront assis sur douze trônes à côté de Jésus (Matt 19 : 28), il perdit aussi sa vie. Où serait son âme à présent?

ü Les cinq vierges folles.

Par manque de précaution, de persévérance et de révélation elles ont perdu la grâce d’être du nombre des épouses de l’agneau. Elles furent surprises de l’arrivée soudaine de l’époux et, dans le trouble de leur âme, elles dirent aux sages: « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent (Matt 25 : 8)». C’est ainsi qu’on voit aux approches de la mort ces Chrétiens de nom, qui, pendant leur vie, ont voulu servir à la fois Dieu et le monde ; c’est ainsi, qu’on les voit envier le sort des humbles Chrétiens qu’ils méprisaient ; c’est ainsi qu’après avoir raillé, comme exagération et comme folie, la sagesse des sages, leur détachement du monde et leur soumission profonde aux préceptes de leur Maître, ils voudraient maintenant changer de sort. Mais pendant qu’elles allaient pour se procurer de l’huile, l’époux arriva et celles qui furent prêtes (les cinq vierges sages) entrèrent et la porte fut fermée. Le fait que le Seigneur tarde ne doit donc aucunement nous encourager à nous montrer négligents ou laxistes, comme ces « vierges folles » qui ne prirent pas toutes les précautions pour être prêtes à l’arrivée de l’époux. Gardons dans nos cœurs la certitude absolue que le Seigneur reviendra chercher ceux qui Lui appartiennent, et qui seront prêts à partir avec lui à sa venue (Matt 25 : 10-11).

ü Ananias et Saphira (Act 5 : 1-10).

Du temps de l’église primitive, les chrétiens pratiquaient réellement la charité. Ils vivaient tous ensemble et avaient tout en commun. Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre. Au contraire, les biens étaient amenés aux pieds des disciples qui se chargeaient de les partager selon le besoin de chacun (Act 4 : 34). La même chose était observée au début de l’église MEF au Nigéria comme au Bénin. Les gens mangeaient ensemble, buvaient ensemble et personne ne soupçonnait son prochain. L’amour était profond, pas comme celui de nos jours, l’évangile était prêchée avec force et une grande grâce reposait sur tous (Act 4 : 33).

Ananias et Saphira, un couple de cette église, par le mensonge, la tricherie et l’hypocrisie se sont hélas privés de cette grâce que la Bible dit reposait sur eux tous.

Le problème, c’est qu’ils ont voulu impressionner les autres chrétiens en faisant comme s’ils donnaient l’intégralité de la somme. Alors qu’ils gardaient une partie de l’argent pour eux. Ils ont caché le prix réel du champ. Et, quand Saphira se pointe, Pierre la fait préciser le montant. Après tout, la tricherie aurait pu être du seul fait du mari. Mais non, ils s’étaient entendus, ils étaient tombés d’accord pour mentir à ce sujet. La conséquence fut directe, tous deux moururent le même jour.

Dieu ne nous contraint pas à venir lui donner, si nous estimons qu’il ne mérite pas nos dons, autant nous en abstenir. Plutôt que de vouloir impressionner les gens en donnant des choses indignes. Nos dons à Dieu doivent se faire suivant de bons motifs et doivent être des choses agréables. Pas des choses volées ou que nous avons gagné par la pratique du péché ou de la magie. Deut 23 : 18 ; Mal 1 : 11-13.

De la même manière, ceux qui ne payent pas leurs dîmes et n’honorent pas leurs vœux ne sont pas parfaits dans la justice et reçoivent vainement la grâce de Dieu. Lév 27 : 30 ; Deut 12 : 11 ; Mal 3 : 10 ; II Cor 6 : 1.

Tous ceux qui raidissent le cou aujourd’hui à l’appel    que Jésus adresse  à l’humanité à savoir : “repentez-vous car le royaume des cieux est proche“ (Matt 4 : 17) et qui comptent sur leur propre justice se privent eux-mêmes de la grâce de Dieu. Le livre d’Hébreux au chapitre 3 les versets 15 à 18  déclarent :

« pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte. Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l’avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse? Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert? Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi? Ne raidissez donc plus le cou pour ne pas manquer la grâce de Dieu en cette saison.

2-    Le légalisme. I Cor 5 : 4

« Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce. »

2-1) Définition.

Le légalisme est une forme de fanatisme qui conduit le croyant à chercher la perfection par une observation rigoureuse de la loi. C’est une sorte de soumission hypocrite qui se contente de faire les choses en apparence, pour en tirer une satisfaction personnelle et un sentiment d’accomplissement. Le légalisme place les règles, et les lois au-dessus de Dieu, et de toute compassion à l’égard des autres. Plusieurs communautés chrétiennes, ne font pas cas de la grâce de Dieu, et réduisent la vie chrétienne au suivi de rituels, et d’ordonnances morales.

2-2) Traits caractéristiques.

La loyauté est une bonne chose lorsqu’elle est basée sur la vérité. Cependant, une loyauté aveugle envers une personne ou le leadership d’une église est la marque d’une secte. Lorsque les gens adhèrent à ce qui est dit dans la chair sans examiner les Écritures pour s’assurer que la vérité est prêchée, le désastre suit. Paul a loué les disciples de Bérée pour leur sagesse à vérifier l’exactitude des enseignements. Le légalisme est souvent manifesté par des lois d’hommes et qui sont uniques à une assemblée ou à un groupe mais elles peuvent être aussi des lois de l’Ancien Testament. Un croyant qui marche selon la chair, n’est pas mieux que le non-croyant. Un croyant dirigé par l’Esprit de Dieu s’appuie sur la grâce de Dieu qui le rend capable de vivre. Il crucifie la vieille nature en portant la croix. Une personne légaliste cherche à trouver des fautes chez autrui afin de comparer sa conduite aux lois sous lesquelles elle vit. Ces gens font de leurs lois des lois plus saintes que celles dans la Bible.

Les pharisiens faisaient partie de l’élite spirituelle et sociale de l’époque. Leur principal cheval de bataille était l’application stricte de la doctrine biblique. Ils se tenaient éloignés du mal et des gens de mauvaises vies, ils payaient scrupuleusement leur dîme et sondaient les écritures avec minutie. Or, l’Évangile de Jean nous rapporte ce que Jésus pensait d’eux: «Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.» Jean 8:44a. Il n’est pas certain que nous aurions été du même avis que Jésus si nous avions vécu à son époque. Pourquoi ? parce que les pharisiens étaient ce genre de personne à qui on ne trouvait rien à reprocher. Ils étaient les hommes les plus en règle avec Dieu, du moins à la vue. Mais dans les faits, nous dit Jésus, ils étaient fils du diable parce qu’ils portaient des fruits dignes du diable. Leur approche de l’étude de la Parole de Dieu ne produisait pas le fruit recherché par le Seigneur, c’est à dire: aimer les gens. Au contraire, ils méprisaient ouvertement tous ceux qui ne leur ressemblaient pas. Or, le fruit de l’Esprit, c’est: «l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance;». Si la Parole de Dieu ne produit pas ses fruits dans nos vies, il se peut que nous soyons légalistes, c’est à dire trop attachés à la doctrine et trop peu concernés par les gens. Un chrétien légaliste, est le genre de croyant qui non seulement s’impose toutes sortes de règles, mais qui en prescrit également aux autres. Résultat, au lieu de s’épanouir dans sa vie chrétienne, le légaliste devient amer et pessimiste, sa relation avec Dieu est dépourvue d’affection, de chaleur ou encore de spontanéité. Et le drame dans tout ça c’est qu’il n’a aucune assurance, aucune sécurité ou garantie. Il est toujours à se dire « qu’il faut » ou « qu’il ne faut pas ». Ce qui le conduit bien souvent à mener un double jeu. Il laisse à penser qu’il mène une vie de sainteté, mais il est en réalité esclave des règles et des obligations qu’il s’impose.

2-3) Manifestation dans l’église primitive.

La conversion des gentils avait amené un tas de problèmes au sein de l’église primitive. Les apôtres s’étant réunis pour en discuter, parlèrent de la sorte à leurs détracteurs         « Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? Mais c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux. » ( Actes 15 :10-11)  Ces gens essayaient de judaïser le concile de Jérusalem. Mais Paul leur dit dans Galates 4 :9 « Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? »

Les Judaïsant qui prétendaient croire en Jésus enseignaient que la foi ne suffisait pas mais que certaines des lois de Moïse devaient être respectées afin d’être en règle avec Dieu. Ils enseignaient à l’église de Galates qu’ils devaient se faire circoncire pour être sauvés. Les apôtres leur ont rappelé : «…si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. » (Galates 5 :2) Paul ne condamnait pas la pratique de la circoncision comme telle car il a fait circoncire Timothée (dont la mère était Juive) afin qu’il puisse faire le ministère sans obstacle. (Actes 16 :1-3). Paul ne disait pas que les croyants Galates qui étaient circoncis avaient perdu leur salut. Il disait que s’ils se faisaient circoncire dans le but d’obtenir le salut, cela ne leur servirait à rien et qu’ils prôneraient ainsi un faux enseignement concernant le salut. Il dit : « Voici, moi Paul, je vous dis que si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. » (Galates 5:2-4). Paul a averti les croyants Galates de quatre conséquences s’ils succombaient aux exigences des légalistes. Premièrement, s’ils se faisaient circoncire, Christ ne leur servirait de rien (v.2) En d’autres mots, ceux qui croyaient que la circoncision était nécessaire pour leur salut ou leur croissance spirituelle supplanteraient l’œuvre de Christ par des œuvres humaines. (Galates 2 :19-20). Tout croyant qui inclurait la Loi en pratiquant la circoncision serait en dette (obligé ou lié) à accomplir toute la loi (v.3) Dieu a présenté la Loi de Moïse en tant que système et ceux qui vivaient sous ce système étaient légalement obligés de garder tous ses commandements. L’échec à le faire amenait la malédiction (Jacques 2 :10). Les gens ne pouvaient pas décider à quelle loi obéir. Mais dans cette épitre et en d’autres, Paul a enseigné que les chrétiens doivent mourir à la Loi pour gagner la vie en Christ (2 :19-20) Il est vain de croire en Christ pour ceux qui essaient de se justifier par la loi.

3-    L’incrédulité.

« Prenez garde, frère, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. » Héb 3 : 12

3-1) L’incrédulité versus la foi.

La Bible déclare que nous sommes sauvés par grâce par le moyen de la foi (Ephésiens 2 :8). La grâce c’est le cadeau que Dieu nous donne, la foi c’est le moyen par lequel on accède à cette grâce. Celui donc qui n’a pas la foi (incrédule) ne peut en aucun cas accéder à la grâce de Dieu. A moins de croire, il est déchu de la grâce de Dieu. La foi ne se limite pas simplement au fait de croire en Dieu. La croyance en l’existence de Dieu n’est pas l’apanage des seuls chrétiens. Plein de païens, qu’ils soient religieux ou non, croient en Dieu. Cependant, toutes les formes de foi ne sauvent pas. Voilà pourquoi il est dit : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jacques 2 :19). Le contraire de la foi c’est l’incrédulité. Que des païens soient incrédules, cela est normal puisqu’il faudrait déjà avoir fait la rencontre de Jésus-Christ pour avoir la foi. Or il existe des chrétiens incrédules et ils sont bien plus nombreux qu’on ne le pense. L’incrédulité est extrêmement grave car il est clairement écrit que sans la foi, il est impossible d’être agréable au Seigneur (Hébreux 11 :6). Cela suppose que si la mort venait à vous surprendre dans l’incrédulité, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

Un incrédule, c’est quelqu’un qui trahit la vérité ou l’exactitude de quelque chose. Ainsi, une personne qui est incrédule ne pourra pas respecter son engagement de suivre Christ jusqu’au bout. Très vite, elle commettra un adultère spirituel en adhérent à des fausses doctrines et en tombant dans l’idolâtrie. Résultat : elle finira par trahir la vérité qui n’est autre que Jésus-Christ (Jean 14 :6) déclare qu’il est le chemin, la vérité et la vie et que nul ne vient au père que par lui. Nous comprenons mieux pourquoi il est impossible d’être agréable à Dieu sans la foi (Hébreux 11 :6).

3-2) L’incrédulité, une marque de désobéissance.

La Parole de Dieu ne nous a pas été communiquée pour être seulement écoutée mais surtout pour que nous la mettions en pratique (Jacques 1 :22). Or pour obéir à quelqu’un, pour suivre ses instructions, il faut lui faire confiance. Imaginez ce qui se serait passé si Noé n’avait pas eu foi en Dieu. Il serait mort avec sa famille dans le déluge. Ou alors imaginez qu’il ait pris des libertés pour construire l’arche selon ses propres plans et connaissances. Ils auraient sûrement coulé au milieu des flots. Un incrédule est forcément désobéissant car il est charnel et marche par la vue. Il posera donc des actes en fonction de ce qu’il voit. Comme il n’écoute pas le Seigneur qui connait l’avenir, il est incapable d’anticiper un danger ou de s’y préparer correctement. Ainsi, l’apôtre Pierre fut en mesure de marcher sur l’eau tant qu’il avait son regard fixé sur le Seigneur, au moment où il s’est préoccupé du vent qui soufflait, il a coulé (Matthieu 14 :26-31).

« Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme » Hébreux 10 :38-39.

3-3) Qualificatifs des incrédules.

– Des  personnes semblables aux flots de la mer, agitées par le vent. Aisément emportées à tout vent de doctrines (Ephésiens 4 :14), ce sont des proies faciles pour les loups déguisés en apôtres de Christ.

–   Des personnes irrésolues et inconstantes dans toutes leurs voies. Ce sont des gens qui n’ont aucune stabilité et qui fluctuent en fonction de leurs émotions du moment. Tantôt ils sont en Christ, tantôt ils retournent dans le monde. Chrétiens spirituels aujourd’hui, chrétiens charnels demain. Ils hésitent constamment entre Baal et l’Eternel. « Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit: Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui; si c’est Baal, allez après lui! Le peuple ne lui répondit rien. » (1 Rois 18 :21).

Les incrédules argumentent et contestent sans cesse avec Dieu en espérant parvenir à lui imposer leur volonté, leur vision des choses. C’est ainsi que beaucoup en sont arrivés à trafiquer l’évangile pour lui faire dire ce qui les arrange. Jésus ne demande pas que nous manifestions une foi hors norme. Il a dit qu’une foi semblable à un grain de sénevé est suffisante pour transporter des montagnes (Matthieu 17 :20). Hélas, beaucoup ne veulent pas faire l’effort de croire en Dieu parce qu’ils préfèrent se confier en eux-mêmes. Comme dit plus haut, le problème de l’incrédulité concerne beaucoup plus de chrétiens qu’on ne le pense. Certains fraudent et volent parce qu’ils ont des problèmes financiers et ils se disent qu’étant donné les circonstances, Dieu comprendra. Le problème c’est qu’ils n’ont pas plié le genou pour implorer le secours du  Seigneur car, du fait de leur manque de relation avec lui, ils n’ont pas la révélation du Dieu qui pourvoit, aussi ils ne le sollicitent pas. D’autres vont s’endetter en souscrivant crédits sur crédits et disent « Gloire à  Dieu, Dieu m’a béni ». Or ils ont placé leur confiance en Mammon et non en Jésus-Christ (Matthieu 6 :24). Combien de chrétiens ne vont-ils pas chercher du secours en Egypte au moindre problème ?

Nous vivons dans une société de consommation qui propose des solutions rapides pour tout et n’importe quoi. C’est l’un des pièges de l’ennemi pour étouffer notre foi et nous inciter à ne plus compter sur Dieu. Y-a-t-il une demande, un besoin ? L’offre est diverse et variée, vous aurez le choix entre tellement de solutions. Combien opteront pour la solution du Seigneur ? C’est pourquoi Jésus a posé cette question : « Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18 :8).

Points de prières

1-    Remercie Dieu de t’avoir parlé ce matin.

2-    Seigneur, aide-moi à ne pas me priver de ta grâce.

3-    Concède-moi Seigneur, la grâce de vivre au dessus du péché.

4-    Seigneur, par ta grâce surabondante, libère-nous du poids de nos péchés.

5-    Seigneur, nous répudions tous les péchés et toutes les œuvres mortes de nos ancêtres.

6-    Seigneur aide-nous à obéir ta parole et à ne pas suivre nos propres penchants.

7-    Tout en obéissant à ta loi, aide-nous à accomplir ta justice, Seigneur.

8-    Délivre-nous de l’incrédulité Seigneur, donne-nous la foi pour recevoir nos miracles.

9-    Au nom de Jésus, nous ne seront pas des proies faciles pour les faux enseignants.

10-           Maintenant, nous croyons en tes promesses, Seigneur, accomplis-les.

Questions

1-    Mentionnez les causes de la déchéance de la grâce de Dieu.

2-    La grâce, nous donne t-elle la liberté de pécher ?

3-    Dieu continue t-il de punir le péché maintenant que nous sommes sous la grâce ?

4-    Quelqu’un peut-il être sauvé par l’observance de la loi ?

5-    La grâce est-elle une licence pour pécher ?

6-    En quoi les pharisiens étaient-ils légalistes ?

7-    Un chrétien, peut-il encore être incrédule ?

8-    Quelles sont les conséquences d’une déchéance  dans la grâce de Dieu ?

9-    Serait-ce possible qu’une personne ayant perdu la grâce l’obtienne de nouveau ?

10- Citez d’autres personnalités de la Bible qui ont manqué la grâce de Dieu.

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par Gofamint

LA GRACE SURABONDANTE DE DIEU

Le 11 avril 2017 dans Non classé

HEUSADEG » La grâce divine est la chose la plus extraordinaire qui puisse arriver dans la vie d’une personne. La grâce est un don ou un secours surnaturel accordé par Dieu aux hommes pour le Salut de leurs âmes. Nous méritons tous une punition éternelle, d’avoir ne serait-ce qu’une fois dans notre vie désobéi aux règles de Dieu. Mais par la grâce de Dieu, en dépit de tous nos péchés, Dieu a bien voulu nous sauver en envoyant son Fils Jésus porté nos péchés et notre punition. En Jésus nous sommes sanctifiés par son sang précieux, qu’importe ce que nous avions pu faire de mal auparavant. La grâce de Dieu est donc une puissance, capable de rendre une personne impure remplie de péché, en une personne pure, haïssant le péché. »

Voici un pan de l’enseignement que Dieu nous réserve à la grande convention nationale qu’organise la Mission Evangelique de la Foi Internationale. Bien aimé dans le Seigneur, viens expérimenter la grâce surabondante de Dieu au cours de ces 5 jours d’enseignements et de prières.

Lieu : Cité Evangélique de Djissoukpa ( 1 kilomètre après le marché cococodji en quittant Cotonou)

Date : Du Mercredi 12 au Dimanche 16 Avril 2017.

Que Dieu Bénisse votre participation